LE POLYPTYQUE EN  |  FR

Sommaire :


L'art du pastel au Petit Palais
5 octobre 2017

Le Petit Palais recèle une magnifique collection de pastels, forcément fragiles, rarement montrés. Cet ensemble représentatif du renouveau de la technique à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle, sort aujourd’hui des réserves.

L’exposition met à l’honneur, à côté de grands noms tel Degas ou Redon, des artistes méconnus. On découvre les nocturnes d’Alexandre Nozal, les ciels mouvants de Léon Clavel, dit Iwill.

L’œil est flatté par cette vibration de couleurs, au confluent du dessin et de la peinture… Résonnent ces mots de Huysmans « le pastel a une fleur, un velouté, comme une liberté de délicatesse et une grâce mourante que ni l’aquarelle, ni l’huile ne pourraient atteindre » (L’Exposition des Indépendants en 1881), si parfaitement illustrés par le Petit bouquet tricolore de la collection le Polyptyque.


Chefs-d’œuvre de la collection Bührle
25 août 2017

La collection Bührle, assemblée dans les années 1950 par l’industriel Emil Bührle, s’expose à la Fondation de l’Hermitage avant de rejoindre, à terme, l’extension prévue du Kunsthaus de Zürich.

Il s’y trouve une version du Garçon au gilet rouge très différente de celle venue de Washington à l’exposition Portraits de Cézanne. Laquelle préférez-vous ?

Quant au Semeur de van Gogh (dont il existe aussi plusieurs versions), c’est un de ces chefs-d’œuvre qui peuvent au premier regard, émouvoir à jamais.

Mentionnons aussi, parce qu’il est de la même année (1853) que le dessin de la collection le Polyptyque, et que la même géniale audace y est à l’œuvre, le Christ endormi pendant la tempête, de Delacroix.


Portraits de Cézanne à Orsay
10 août 2017

On pourrait craindre de s’ennuyer, dans une exposition exclusivement consacrée au portrait, qui plus est de Cézanne dont on connaît l’apostrophe à Vollard, pendant une séance de pose : « Il faut se tenir comme une pomme ! ». Du portrait considéré comme une nature morte, donc.

Au contraire, d’avoir focalisé sur ce thème permet de comprendre que ce qui intéresse Cézanne dans un portrait, comme dans une nature morte ou un paysage, c’est finalement la peinture elle-même, plus que la personne. « Dévitaliser », en quelque sorte, ses personnages, c’est au fond un premier pas vers l’abstraction.

Au passage, on réalise non seulement que Cézanne ouvre la voie au cubisme (Portrait d’Alfred Hauge, à West Palm Beach, Florida), mais aussi à Matisse (Madame Cézanne à la jupe rayée, à Boston) et Modigliani (Madame Cézanne en rouge, à Sao Paulo)...


Assessing the Old Master market
25 juillet 2017

Sur le blog Grumpy Art Historian, un point de vue de Michael Savage (dont il se trouve que comme les animateurs du Polyptyque, il vient du monde de la finance) sur le marché de l’art ancien.

Ne résistons pas au plaisir de citer sa conclusion : « It’s not a slight on old masters, or on the people who market them for a living, to say that the market is weak. I see it more as an indictment of the taste of the rich, but we shouldn’t take rich people’s taste too seriously. If you have even a little spare money you can buy pictures that really ought to be out of your league. Enjoy it while it lasts. »