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Museo Bardini et Museo Horne à Florence
18 janvier 2018

Où passer un « petit » week-end, un samedi plus un dimanche, à la dernière minute ? A Florence. Un vol de cent minutes, le centre-ville à dix minutes de l’aéroport, et concentrant plus de richesses artistiques qu’ailleurs toute une région.

Si vous y alliez si souvent que vous auriez le sentiment d’avoir tout vu, il y aurait encore, à deux minutes l’un de l’autre, deux musées « boutique », pourrait-on dire : la collection d’un antiquaire, au Museo Bardini ; la collection d’un érudit, au Museo Horne.

Bardini fut le principal achalandeur des Jacquemart-André, d’où un certain air de famille avec le musée parisien. Horne avait une prédilection pour les « primitifs italiens », dont un beau diptyque de Simone Martini de la même période (et de la même qualité) que le Calvaire d’Ugolino di Nerio dans le collection Le Polyptyque.


Matisse et Bonnard à Francfort
26 décembre 2017

Le Städel Museum, à Francfort, a eu la bonne idée de réunir en une exposition Bonnard et Matisse, deux peintres présents dans la collection Le Polyptyque. Comme c’est de surcroît un musée bien tenu, dans chaque salle on peut s’asseoir et consulter le catalogue. Déception : la couleur des reproductions pâlit devant les originaux. Et la couleur, chez Bonnard (sa vibration), les couleurs, chez Matisse (leur explosion), c’est quand même essentiel...

Donc allez-y (jusqu’au 14 janvier), voyez par vous-même, gorgez-vous de tableaux qu’on a peu l’occasion de voir, le Nu couché, fond de carreaux blancs et bleus de Bonnard (1909), presque un Lucian Freud ; L’Asie de Matisse (1946), qu’il avait prêté à Bonnard. Une admiration mutuelle, entre deux peintres au fond très différents, plus que l’émulation qui jouait entre Matisse et Picasso, c’est ce dont cette exposition porte le témoignage, sérieux mais roboratif.


Rubens et Raphaël à Vienne
6 novembre 2017

L’Albertina expose ses dessins de Raphaël uniquement, sans y inclure ses élèves et les distrayantes questions d’attribution qui s’y attachent ; ainsi que ceux de l’Ashmolean Museum d’Oxford, coprésentateur de l’exposition, mais aussi quelques-uns,parmi les plus beaux, du Louvre, de Lille (très riche en la matière) et d’ailleurs, et quelques peintures de petit format. Le tout compose un parcours en pointillé, pourrait-on dire, mais complet, des 20 ans qui séparent le débutant doué du demi-dieu des arts.

Le parcours de Rubens est à peu près le double, 40 ans d’activité. Le Kunsthistorisches Museum assemble, autour des esquisses, tableaux et grands retables de sa collection, d’autres tableaux, dessins et sculptures, en quelques thèmes : la représentation du corps, le mouvement, la métamorphose... et pose ainsi la question de l’inspiration (si vague que soit ce mot, il prend ici toute sa signification) de Rubens. Au fond, ce peintre était, d'abord, un chorégraphe.


Excursion à Chantilly, dans l'univers de Poussin
5 novembre 2017

Le château de Chantilly met Poussin à l’honneur par une double exposition.

Au cabinet d’arts graphiques récemment rénové, les dessins de la collection Reiset-Duc d’Aumale sont mis au jour, études d’après l’Antique ou des maîtres italiens, et dessins préparatoires aux chefs-d’œuvre tels que l’Adoration des Mages (Dresde).

L’exposition parallèle Le Massacre des Innocents montre les versions et l’étude approfondie du thème par Poussin, ses contemporains, et jusqu’à aujourd’hui. En point d’orgue, la toile magistrale de Guido Reni venue expressément de Bologne !