LE POLYPTYQUE EN  |  FR

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Monet et l'Architecture, à la National Gallery
1 juillet 2018

Ce blog prend un tour grognon. Après les expositions privées de contexte, les expositions pauvres en prétexte. Monet et l'architecture, c'est un titre accrocheur, pas un sujet. Monet se fichait de l'architecture, il s'intéressait à la lumière, à la couleur, à la dissolution de la forme quand l'architecture en est, au contraire, la cristallisation.

Ce n'est pas grave. On est content de voir ou de revoir le Boulevard des Capucines (1873) du Musée Pouchkine à Moscou, la Vue de Bordighera (1884) du Musée Armand Hammer à Los Angeles, La Maison du jardinier à Antibes (1888) du Musée de Cleveland, le Palais des Doges (1908) du Musée de Brooklyn - presque un Rothko.


Chagall, Lissitzky, Malevitch au Centre Pompidou
19 juin 2018

L'avant-garde russe à Vitebsk est le sous-titre de l'exposition, plus précis évidemment que l'alignement de grands noms censé attirer les foules. C'est un peu le probléme : Vitebsk fut un lieu éphémère, comme on dit aujourd'hui, un moment circonscrit, dans la Russie post-révolutionnaire, d'une ébulition artistique vite évaporée par l'émigration des artistes.

Deux regrets donc. L'un que cela nous prive d'un regard sur les artistes tout aussi importants basés, à la même époque, à Moscou (dont Pevsner) ou Saint-Petersbourg. L'autre, qu'on ne nous dise pas ce que sont devenus, par la suite, ceux restés en Russie.


Delacroix au Louvre
19 avril 2018

Une exposition commune au Louvre et au Metropolitan Museum de New York est une exposition condamnée au succès, voire à la gloire, comme en un sens Delacroix lui-même (« vous me traitez comme on ne traite que les grands morts », dit-il). Les grandes peintures y sont en force, les dessins y ont peu de place, le maître y règne seul, ses prédécesseurs (Gros), ses émules (mais Géricault disparu, nul ne vint à sa hauteur) n’y entrent pas.

On discerne d’autant mieux combien Delacroix incarne à lui-seul le romantisme en peinture, comme Hugo en littérature, puisant à toutes les sources de ce courant, du Moyen Age à l’Orient.

La collection Le Polyptyque a abrité deux dessins, l’un de ses débuts (Faust et Méphisto), l’autre de sa pleine maturité (Études pour le salon de la Paix de l'Hôtel de Ville de Paris et pour la chapelle des Saints-Anges de Saint-Sulpice).


Les Hollandais à Paris, au Petit Palais
17 avril 2018

En collaboration avec le musée Van Gogh d’Amsterdam, le Petit Palais retrace les liens entre artistes français et néerlandais, de 1789 à 1914. Dans cet exercice d’esthétique comparée, on trouve côte à côté Spaendonck et David, Jongkind et Boudin, Van Dongen et Picasso, Mondrian et Cézanne, et, bien évidemment, une très belle salle consacrée aux peintures parisiennes de Van Gogh.

On retiendra le rapprochement entre Paysage avec rochers, Fontainebleau (1864), de Jacob Maris, et Lisière de la forêt de la Fontainebleau (1850) de Corot, rappelant sans conteste, quoique de facture moins audacieuse, le Sommet de carrière boisé de la collection Le Polyptyque.