LE POLYPTYQUE EN  |  FR

Sommaire :


Rubens et Raphaël à Vienne
6 novembre 2017

L’Albertina expose ses dessins de Raphaël uniquement, sans y inclure ses élèves et les distrayantes questions d’attribution qui s’y attachent ; ainsi que ceux de l’Ashmolean Museum d’Oxford, coprésentateur de l’exposition, mais aussi quelques-uns,parmi les plus beaux, du Louvre, de Lille (très riche en la matière) et d’ailleurs, et quelques peintures de petit format. Le tout compose un parcours en pointillé, pourrait-on dire, mais complet, des 20 ans qui séparent le débutant doué du demi-dieu des arts.

Le parcours de Rubens est à peu près le double, 40 ans d’activité. Le Kunsthistorisches Museum assemble, autour des esquisses, tableaux et grands retables de sa collection, d’autres tableaux, dessins et sculptures, en quelques thèmes : la représentation du corps, le mouvement, la métamorphose... et pose ainsi la question de l’inspiration (si vague que soit ce mot, il prend ici toute sa signification) de Rubens. Au fond, ce peintre était, d'abord, un chorégraphe.


Excursion à Chantilly, dans l'univers de Poussin
5 novembre 2017

Le château de Chantilly met Poussin à l’honneur par une double exposition.

Au cabinet d’arts graphiques récemment rénové, les dessins de la collection Reiset-Duc d’Aumale sont mis au jour, études d’après l’Antique ou des maîtres italiens, et dessins préparatoires aux chefs-d’œuvre tels que l’Adoration des Mages (Dresde).

L’exposition parallèle Le Massacre des Innocents montre les versions et l’étude approfondie du thème par Poussin, ses contemporains, et jusqu’à aujourd’hui. En point d’orgue, la toile magistrale de Guido Reni venue expressément de Bologne !


L'art du pastel au Petit Palais
5 octobre 2017

Le Petit Palais recèle une magnifique collection de pastels, forcément fragiles, rarement montrés. Cet ensemble représentatif du renouveau de la technique à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle, sort aujourd’hui des réserves.

L’exposition met à l’honneur, à côté de grands noms tel Degas ou Redon, des artistes méconnus. On découvre les nocturnes d’Alexandre Nozal, les ciels mouvants de Léon Clavel, dit Iwill.

L’œil est flatté par cette vibration de couleurs, au confluent du dessin et de la peinture… Résonnent ces mots de Huysmans « le pastel a une fleur, un velouté, comme une liberté de délicatesse et une grâce mourante que ni l’aquarelle, ni l’huile ne pourraient atteindre » (L’Exposition des Indépendants en 1881), si parfaitement illustrés par le Petit bouquet tricolore de la collection le Polyptyque.


Chefs-d’œuvre de la collection Bührle
25 août 2017

La collection Bührle, assemblée dans les années 1950 par l’industriel Emil Bührle, s’expose à la Fondation de l’Hermitage avant de rejoindre, à terme, l’extension prévue du Kunsthaus de Zürich.

Il s’y trouve une version du Garçon au gilet rouge très différente de celle venue de Washington à l’exposition Portraits de Cézanne. Laquelle préférez-vous ?

Quant au Semeur de van Gogh (dont il existe aussi plusieurs versions), c’est un de ces chefs-d’œuvre qui peuvent au premier regard, émouvoir à jamais.

Mentionnons aussi, parce qu’il est de la même année (1853) que le dessin de la collection le Polyptyque, et que la même géniale audace y est à l’œuvre, le Christ endormi pendant la tempête, de Delacroix.