LE POLYPTYQUE EN  |  FR

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Is the Old Master market dead ?
6 janvier 2016

Sur l'excellent blog Art History News, une enquête sur le déclin supposé de la peinture ancienne.


Comment une collection peut se muer en oeuvre
30 novembre 2015

On se souvient de la dispersion en 2009 de la collection Bergé-Saint Laurent, unique en son genre tant était forte la personnalité de ses auteurs. La fondation qui porte leur nom expose un condensat de cette collection et de celle, tout aussi passionnante, de Jacques Doucet, le couturier de la Belle Epoque et des Années folles.

C'est l'occasion de voir et de comprendre comment une collection peut se muer en oeuvre, elle-même, quand elle fait dialoguer les oeuvres dans un espace qui semble, non plus les contenir, mais leur appartenir. Ensuite L'Homme à la guitare, de Picasso, repartira au musée de Philadelphie et La Blouse rose, de Modigliani, au plus modeste musée Angladon d'Avignon ; la Composition avec bleu, jaune et noir, de Mondrian, au Louvre Abu Dhabi et le Profil noir, de Léger, dans une collection particulière... heureux néanmoins de s'être reparlé, comme nous d'avoir pu les revoir.


Villa Flora
20 septembre 2015

Très belle exposition au Musée Marmottan. La Villa Flora, à Winterthur, abrite la collection réunie par Arthur et Hedy Hahnloser entre 1905 et 1936, dont jouissent aujourd’hui leurs descendants, qui depuis 20 ans la partagent avec le public. Une aventure heureuse comme peut l’être, seul(e), en couple, en famille, la constitution, et dans ce cas la préservation, d’une collection.

L’ensemble est très riche en peintures des Nabis : Bonnard, Vallotton, Vuillard. De ce dernier, des huiles sur carton du « tournant du siècle », de 1898 à 1906, dont on trouve aussi 2 exemples dans la collection Le Polyptyque.

L’exposition permet aussi de redécouvrir un Fauve encore sous-estimé, Manguin, un très beau Van Gogh… Ne la manquez pas.


Biennale de Venise
31 août 2015

Si la Biennale vous attire à Venise, ne manquez pas les grands contemporains que sont Bellini, Titien, Tintoret, Véronèse, dans les lieux mêmes où ils ont œuvré. L’art avait alors une fonction et une destination, c’est cela qui s’est perdu et qu’il est émouvant, fascinant, de comprendre, tout autant et peut-être plus que le discours des commissaires d’exposition.

Bellini, à San Zaccaria, nous parle d’art, ou comment la peinture est aussi architecture et musique. L’Assomption de Titien, aux Frari, d’enthousiasme (au sens étymologique du terme) et de l’aspiration à une vie meilleure, éternelle. Tintoret, à San Cassiano, de nos cauchemars et de nos fantasmes, transfigurés par la théologie. Véronèse, à San Sebastiano, de martyre, de révolte et d’oppression, sur un fond où la futilité ce dispute à la vanité. Chacun de ces moments nous parle aussi d’aujourd’hui. Et puis, d’une formule sans doute trop facile, l’art est présent quand il est présence. L’art contemporain semble parfois si étrangement absent…