LE POLYPTYQUE EN  |  FR

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Calder-Picasso
21 février 2019

Très belle (épurée, poétique) exposition Calder-Picasso au Musée Picasso. On peut craindre l’exposition de célébrités juxtaposées, qui ne se parlent pas vraiment, mais réduisent au silence leurs contemporains (naguère, l’exposition Rembrandt-Caravage, à Amsterdam). Ce n’est pas le cas ici, où Calder, sans doute, a tout à gagner à voisiner avec Picasso, mais d’où Picasso ressort, on ne sait trop pourquoi, plus humain. Calder-Miró, sans doute, serait plus probant. Mais peut-être moins intéressant.


A la Fondation Custodia
5 février 2019

Amateurs de dessin, ne manquez pas l’exposition, à la Fondation Custodia, d’une sélection de la collection du Musée Pouchkine, un sprint intellectuel, en 200 œuvres environ, du 15ème au 20ème siècle. On en sort fatigué, mais content, y compris d’avoir vu, de Fernand Léger, un dessin de femme de la même série que celui passé par Le Polyptyque, après la collection Douglas Cooper.


Le Quattrocento à travers 2 expositions
21 janvier 2019

La Renaissance italienne est aujourd’hui comme il y a 100 ans, lorsque Berenson y mettait bon ordre, ou 200 ans, lorsque l’Europe apaisée redécouvrait l’Italie avec un œil neuf, un filon inépuisable de l’histoire de l’art et du goût.

Deux expositions en témoignent. L’une, prolongée d’une semaine, que vous pouvez voir jusqu’au 3 février à Munich : Florence et ses peintres. L’autre qui se termine à Londres mais que vous pourrez voir à Berlin, à partir du 1er mars : Mantegna et Bellini.

Celle-ci est évidemment la plus importante, conçue dirait-on pour illustrer un catalogue qui est une somme sur l’un et l’autre artistes (et dans lequel on trouve l’historique des œuvres exposées, et un index, qui manquent au catalogue munichois).

Mais celle-là, plus fragmentaire puisqu’aussi bien le sujet en est plus vaste (le Quattrocento florentin), n’en est pas moins attachante. Elle met en valeur, par exemple, deux artistes un peu négligés, le dessinateur Maso Finiguerra et le peintre Lorenzo di Credi, dont on peut dire qu’il se mesure à Léonard et que Raphaël se mesure à lui.


3 expositions d’art moderne à ne pas manquer
11 décembre 2018

Dommage que le mouvement des gilets jaunes dissuade les touristes de venir au moment même où Paris offre une combinaison unique, de mémoire d’amateur, d’expositions à ne pas manquer. Pour ne parler que de peinture moderne, Picasso Bleu et Rose à Orsay, Le Cubisme à Beaubourg, et Miró au Grand Palais.

Picasso Bleu et Rose est la plus extraordinaire, par la qualité des prêts consentis par des musées qu’on a peu l’occasion de fréquenter (Göteborg, Hakone, Cleveland ou Toledo). Le Cubisme, la plus exhaustive et qui montre bien la formidable accélération qui va de Cézanne à Malevitch et Mondrian, en une génération, et qui passe par la « déconstruction » cubiste. Ce n’est pas un hasard si beaucoup des œuvres de la collection Le Polyptyque datent de ces années 1890 à 1920. Enfin Miró, la plus complète dans son genre, centrée sur l’œuvre et la vie d’un artiste dont elle restitue la part humaine, l’humour, le travail.