LE POLYPTYQUE EN  |  FR

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Rembrandt et les Rothschild
7 mai 2019

Après les portraits de Maerten Soolmans et Oopjen Coppit, achetés conjointement par le Louvre et le Rijksmuseum, un autre Rembrandt, d’une autre branche de la famille Rothschild, est à vendre, et le Louvre aimerait l’acheter.

Deux remarques à ce sujet. La première, c’est que toute appréciation esthétique à part – et elle ne serait pas forcément au désavantage de Rembrandt ! –, en se basant seulement sur le critère de la rareté, les prix « astronomiques » de ces œuvres sont plus explicables que des prix équivalents pour un Modigliani ou un Picasso.

La seconde, c’est que l’œuvre vaut beaucoup, beaucoup plus que les 840 £ (environ 1 M€ d’aujourd’hui) payés par James de Rothschild en 1840. L’art (en tout cas l’art non-contemporain) est un investissement de très long terme, dont la valeur est encore accrue lorsqu’il fait corps avec un ensemble, une collection. Achetez d’abord si l’œuvre vous parle. Et si vous pensez aux générations futures. Mais, mieux encore, constituez une collection. La joie, et le profit, en sont multipliés !

 


La Pinacothèque de Bologne
11 avril 2019

Une idée de week-end à laquelle vous n’auriez peut-être pas pensé ? Bologne, qui réunit l’architecture, la sculpture, la peinture, la cuisine... Vol direct depuis Paris.

La pinacothèque est un des plus riches musées d’Italie, notamment pour les « primitifs » et la peinture baroque – ou classique : le 17ème siècle alterne l’un et l’autre, contraires et contigus, c’est le ruban de Möbius de l’histoire de l’art.

On y comprend mieux qu’ailleurs cette notion d’école « régionale » qui correspond peu ou prou aux (petits) Etats italiens de la Renaissance : Milan, Gênes, Venise, Florence, Naples... et Bologne, un peu la capitale « régionale » des Etats du Pape, tandis que Rome attirait les artistes de toute la péninsule, et prétendait à l’universalité.

C’est à Bologne d’ailleurs que le cardinal Paleotti élabora la doctrine artistique de la Contre-Réforme, appelant à parler au cœur des fidèles plutôt qu’aux idéaux esthétiques d’une élite : le merveilleux dessin de la Sainte Famille de Cambiaso (peintre génois, lui) en est une parfaite illustration.


Calder-Picasso
21 février 2019

Très belle (épurée, poétique) exposition Calder-Picasso au Musée Picasso. On peut craindre l’exposition de célébrités juxtaposées, qui ne se parlent pas vraiment, mais réduisent au silence leurs contemporains (naguère, l’exposition Rembrandt-Caravage, à Amsterdam). Ce n’est pas le cas ici, où Calder, sans doute, a tout à gagner à voisiner avec Picasso, mais d’où Picasso ressort, on ne sait trop pourquoi, plus humain. Calder-Miró, sans doute, serait plus probant. Mais peut-être moins intéressant.


A la Fondation Custodia
5 février 2019

Amateurs de dessin, ne manquez pas l’exposition, à la Fondation Custodia, d’une sélection de la collection du Musée Pouchkine, un sprint intellectuel, en 200 œuvres environ, du 15ème au 20ème siècle. On en sort fatigué, mais content, y compris d’avoir vu, de Fernand Léger, un dessin de femme de la même série que celui passé par Le Polyptyque, après la collection Douglas Cooper.