LE POLYPTYQUE EN  |  FR

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Les Impressionnistes à Londres, au Petit Palais
4 September 2018

Depuis quelques années, les expositions du Petit Palais sont un modèle du genre, tant par le sujet que la muséographie. Après Les Hollandais à Paris, Les Impressionnistes à Londres donc.

Vous passerez, comme les artistes eux-mêmes, du Paris dévasté de 1871 au Londres « that never sleeps », comme on le dit aujourd’hui de New York. Vous réaliserez que Monet, à ses débuts, n’est pas si loin de Tissot. Vous vous émerveillerez des 5 vues du Parlement par Monet, et de cette autre (Big Ben) par Derain, qui clôt l’exposition. Elle vient du Musée de Troyes et de ce collectionneur extraordinaire (et roi de la bonneterie) qu'était Pierre Lévy.

Tous les artistes n’avaient pas franchi la Manche. Boudin s’était réfugié en Bretagne, et y a peint un des paysages les plus attachants de la collection Le Polyptyque...


Monet et l'Architecture, à la National Gallery
1 July 2018

Ce blog prend un tour grognon. Après les expositions privées de contexte, les expositions pauvres en prétexte. Monet et l'architecture, c'est un titre accrocheur, pas un sujet. Monet se fichait de l'architecture, il s'intéressait à la lumière, à la couleur, à la dissolution de la forme quand l'architecture en est, au contraire, la cristallisation.

Ce n'est pas grave. On est content de voir ou de revoir le Boulevard des Capucines (1873) du Musée Pouchkine à Moscou, la Vue de Bordighera (1884) du Musée Armand Hammer à Los Angeles, La Maison du jardinier à Antibes (1888) du Musée de Cleveland, le Palais des Doges (1908) du Musée de Brooklyn - presque un Rothko.


Chagall, Lissitzky, Malevitch au Centre Pompidou
19 June 2018

L'avant-garde russe à Vitebsk est le sous-titre de l'exposition, plus précis évidemment que l'alignement de grands noms censé attirer les foules. C'est un peu le probléme : Vitebsk fut un lieu éphémère, comme on dit aujourd'hui, un moment circonscrit, dans la Russie post-révolutionnaire, d'une ébulition artistique vite évaporée par l'émigration des artistes.

Deux regrets donc. L'un que cela nous prive d'un regard sur les artistes tout aussi importants basés, à la même époque à Moscou (dont Pevsner) ou Saint-Petersbourg. L'autre, qu'on ne nous dise pas ce que sont devenus, par la suite, ceux restés en Russie.


Delacroix au Louvre
19 April 2018

Une exposition commune au Louvre et au Metropolitan Museum de New York est une exposition condamnée au succès, voire à la gloire, comme en un sens Delacroix lui-même (« vous me traitez comme on ne traite que les grands morts », dit-il). Les grandes peintures y sont en force, les dessins y ont peu de place, le maître y règne seul, ses prédécesseurs (Gros), ses émules (mais Géricault disparu, nul ne vint à sa hauteur) n’y entrent pas.

On discerne d’autant mieux combien Delacroix incarne à lui-seul le romantisme en peinture, comme Hugo en littérature, puisant à toutes les sources de ce courant, du Moyen Age à l’Orient.

La collection Le Polyptyque a abrité deux dessins, l’un de ses débuts (Faust et Méphisto), l’autre de sa pleine maturité (Études pour le salon de la Paix de l'Hôtel de Ville de Paris et pour la chapelle des Saints-Anges de Saint-Sulpice).